Pour votre parent
Ses repères le protègent. La solitude, beaucoup moins.
Rester chez soi préserve souvent le moral : on garde son identité, son rôle, ses habitudes. Mais le domicile a ses risques silencieux : la solitude, la perte d'appétit, une tristesse qui s'installe. Une maison sûre doit aussi être une maison visitée.
À l'inverse, une entrée en établissement brutale ou subie peut provoquer un véritable effondrement, que les soignants appellent le syndrome de glissement. Préparée et acceptée, elle peut au contraire rompre un isolement devenu douloureux.
Signaux à surveiller : il mange moins, dort mal, ne s'intéresse plus à rien, ne décroche plus, néglige sa toilette. Parlez-en à son médecin.
Pour vous, l'aidant
Prendre soin de vous fait partie de prendre soin de lui.
Partout dans le monde, ce sont d'abord les familles qui accompagnent leurs aînés. Et beaucoup le font de loin : une autre ville, parfois un autre pays.
La fatigue, l'inquiétude permanente et la culpabilité sont normales. Elles ne font pas de vous un mauvais enfant : elles disent que vous avez besoin de relais. Partagez la vigilance entre frères et sœurs, acceptez de l'aide, prenez des jours de répit.